Sur le papier, en théorie…

D’un coté la Chine lutte contre l’épidémie par une mise en quarantaine à la louche, méthode chinoise, il faut compter en millions.

D’un autre des gouvernements occidentaux rapatrient leurs ressortissants.

Suis-je le seul à tiquer ?

Faut-il comprendre qu’il s’agit d’un rapatriement sanitaire de personnes bien portantes ? La Chine ne saurait pas prendre soin de nos français ?

Admettons, rapatrions.

Ayant fait mon service militaire en Allemagne je n’ai aucune compassion pour les malheureux tenus enfermés dans un centre de loisir en bord de mer, 14 jours durant.

De formation technique je me dis que si l’on veut contenir une épidémie, l’idée est quand même de contenir les porteurs de virus. Pas de soucis nous dit-on, nous allons les maintenir en isolation chez nous.

Ah.

Donc nos rapatriés pourraient ne pas être si bien portants que cela, simple précaution, allons-y.

Que sait-on de cette maladie ? son nom : 2019-nCoV, facile jusque là, puisque c’est l’homme qui nomme. Nous en savons un peu plus, elle peut se transmettre d’homme à homme (tiens personne ne reprend la formule pour femme à femme ?).

Puis-je légitimement demander si le virus passe par l’air ? comme son prédécesseur le SRAS ? La raison de cette interrogation est assez simple, je suis un habitué des transports, j’habite à Gonesse à quelques kilomètres de l’aéroport Charles de Gaule.

Je veux bien croire dans le bien-fondé de ce rapatriement, sur le papier c’est tout à fait sécurisé, imparable, il ne passera pas.

Au fait, j’ai donné à manger à une perruche jaune ce matin, d’habitude ce se sont des vertes, cela m’a amusé.

Pour la petite histoire : elles se sont installées dans la région après s’être échappées d’une cargaison acheminée en France par avion, par Charles de Gaule…

A suivre ?

Mie à jour (10 mars 2020) : J’ai laissé passer quelques jours avant de me décider, la suite semble pointer le bout de son nez. A en croire un article du Parisien en date du 28 février, il n’est pas impossible de faire le lien entre les contaminations apparues à Creil (Oise) et un militaire de l’Esterel, une  unité chargée de rapatrier les Français de Chine…

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