Homme femme ou femme homme ?

Le mouvement de balancier va bien loin.

Je peux lire et entendre « Femme Homme » alors que « Homme Femme » semble bannie pour cause de politiquement correct. A mon sens pourtant la seconde forme sonne mieux à l’oreille, question de voyelle et H aspiré.

Cela me rappelle une blague de Coluche (de mémoire) :

Quelle différence y a t-il entre un pigeon ?
La réponse :
Il a les pattes de la même longueur, surtout la gauche.

De par ma profession j’ai tendance à observer et compter, sans aller jusqu’à des statistiques dignes de ce nom.

Films et séries

Le phénomène a fini par attirer mon attention de téléspectateur en regardant de reprises de films par exemple celle de SOS fantômes. je me suis essayé à une appréciation du changement limité aux films et séries.

En cherchant un peu pour étayer mes réflexions, un site parmi d’autre liste les fictions françaises : citeartistes.com va me permettre un survol du sujet.

Dans les séries le premier personnage est parfois une femme : Le juge est une femme, Engrenages, Capitaine Marleau, La Garçonne, Cassandre, Clem,Alexandra Ehle (La légiste), etc.

Certaines séries plus anciennes donnaient déjà le beau rôle à des personnages féminins : Une femme d’honneur, Femme de loi, Diane femme flic, Clara Sheller, La Battante, Aïcha, etc.

Certains titres sont trompeurs et ne facilitent pas l’appréciation, par exemple Les dames (2011) raconte les histoires du commissaire Martin, un homme.

A défaut d’examiner toute la liste je consulte les fiches des séries en A et B pour identifier les personnages principaux : hommes, femmes ou non flagrant :

  • 7 ont des personnages masculins
  • 11 des personnages féminins
  • et il reste 11 séries sur les 29 mettant en valeurs de couples et des ensembles de personnages non prépondérants

Vous avez bien lu : dans cet échantillon les personnages féminins sont prépondérants, une petite surprise surtout quand on se rend compte que le milieu est souvent celui du droit ou de la police, des métiers à tendance masculines.

Il est vrai que parmi les séries policières les plus anciennes et connues on y retrouve Derrick, Colombo, Barnaby, Sherlock Holmes ou Hercule Poirot ; que des personnages masculins qui peuvent expliquer ce sentiment de dominante masculine.

Il me semble remarquer une tendance de fond qui veut que l’on augmente le nombre de personnages féminins de premiers plan, pour illustrer : Avengers End Game.

Avengers – End Game. Six des héroïnes du film.Radio

Nous en arrivons à entendre maintenant « Liberté Égalité Sororité » comme devise française, sans compter des termes à la mode tels que feminicide (là mon correcteur souligne en rouge ;) ) alors que la définition d’homicide n’exclue personne :

Action de tuer volontairement ou non un être humain (Larousse)

Il est vrai que l’on distingue déjà parricide, fratricide, infanticide donc pourquoi pas feminicide. Cependant je m’interroge : considérer que le fait que la victime soit une femme puisse être une circonstance aggravante n’implique t-il pas de considérer qu’une femme est plus « fragile » qu’un homme ? Où serait l’égalité ? Il me suffit de penser aux compétitions sportives pour affirmer qu’elles ne sont que rarement mixtes, cela n’émeut pas les activistes féminines visiblement.

Je reste convaincu qu’il y a de l’excès dans un mouvement pourtant justifié. A tout action, réaction ; à tout excès… rejet ?

 

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